Les vocations féminines


Pendant deux ans nous avons porté notre attention sur l’appel au ministère presbytéral. On pouvait penser que nous allions nous tourner maintenant plus particulièrement vers la vie religieuse. C’était le thème de l’année 1975. Certaines questions ont été posées dans ce sens.

. A ce sujet, simplement quelques réflexions.

  • Quand nous parlons de vie religieuse, que nous soyons prêtres, religieuses ou laïcs, soyons attentifs à faire toute sa place à la vie religieuse masculine, trop souvent laissée dans l’ombre. Nous pensons aux prêtres, ou aux religieux-prêtres, pas assez aux religieux, consacrés au Seigneur à l’égal des religieuses.
  • D’autre part la manière de répondre à l’appel de Dieu dans la vie consacrée s’est diversifiée. Ainsi les Instituts séculiers, la "virginité consacrée", ou d’autres formes qui existent ou se cherchent discrètement. Le renouveau de la vie religieuse elle-même se réalise dans ce contexte. L’Esprit Saint travaille aujourd’hui comme hier, au-delà de nos catégories.
  • L’insistance du thème d’année sur "l’APPEL EN JESUS-CHRIST" tient compte de cette fermentation. Il invite à aller plus loin dans la prise en compte de ces dynamismes qui traversent aujourd’hui l’Eglise.

Cela dit, il faut ajouter que la proposition d’un thème d’année ne doit pas empêcher de poursuivre le travail habituel, en particulier le Service des Vocations Féminines.

Où en sommes-nous ?

  • La vocation des femmes dans l’Eglise est d’abord d’y prendre leurs responsabilités. Il est significatif de constater que 222 femmes (sur 500 participants) étaient à Bordeaux pour porter en Eglise la préoccupation de l’appel au ministère presbytéral. De plus, quelques femmes, laïques, mères de famille, participent aux Services diocésains des vocations. C’est encore modeste. C’est au moins prometteur.
  • Pour la vie consacrée, l’atelier "Vie religieuse et Instituts séculiers" se réunit toujours au C.N.V. Il veille à ce que se poursuive le travail de sensibilisation des religieuses et membres des I.S. à la réalité actuelle des appels et à leur responsabilité dans l’Eglise. C’est ainsi que sont proposés des week-ends ou session dans le cadre des congrégations, des diocèses, ou des régions.
  • Cette année, nous proposons des rencontres par région (ou sous-région) aux religieuses ou membres d’I.S. très engagés dans les SDV. Avec elles, il s’agira de faire le point : faire l’inventaire de ce qui a été réalisé, de ce qui existe, constater ou susciter la participation féminine dans les équipes, envisager de nouvelles initiatives.
  • D’autre part aux monastères insuffisamment sensibilisés à la pastorale des vocations, des visites seront proposées. Les monastères sont en effet des lieux privilégiés d’accueil et d’orientation pour les vocations. Avec les groupes de recherches (diocésains, inter diocésains ou régionaux) qui existent un peu partout, ils peuvent assurer un véritable service des vocations...
  • Enfin le CNV est en relation avec les congrégations religieuses féminines afin que la reconnaissance mutuelle des différentes initiatives contribue à faire de ce service un authentique service d’Eglise.
Françoise GRANGIER - Gérard MUCHERY