Un relais de prière : 50 paroisses, 50 jours


père Emeric Colas des Francs
Responsable du Service Diocésain des Vocations de Bayeux-Lisieux

Christ hier, Christ aujourd’hui, Christ demain, " Ecoutez-le "

"N’ayez pas peur !" Un vrai leitmotiv dans la Bible et dans la bouche du pape Jean-Paul II. Cet appel nous invite à la confiance : Dieu continue à marcher à nos côtés. "Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde." Cette certitude habite le cœur des croyants et anime leur espérance.

"N’ayez pas peur… et priez le Maître de la moisson." Cette prière devient elle-même un témoignage de notre confiance en Dieu. Il ne suffit pas de le dire : il faut le mettre en pratique.

C’est pourquoi, pendant les cinquante jours du temps pascal, je vous invite à prier pour que le Seigneur donne à son Eglise, et spécialement à notre diocèse, les vocations dont elle a besoin pour sa mission auprès des hommes de notre temps.

Je confie à l’équipe du Service Diocésain des Vocations le soutien et l’accompagnement de cette démarche. N’hésitez pas à la solliciter largement ! Allons ensemble vers un nouveau millénaire avec le souffle que l’Esprit nous donne : soyons audacieux !

Le rassemblement diocésain de la Pentecôte sera l’occasion de célébrer, dans la joie, l’Esprit à l’œuvre aujourd’hui, chez nous !

A bientôt ! Unis dans la prière,

Pierre Pican
évêque de Bayeux et Lisieux

24 heures de prière dans une paroisse

Durer 24 heures ?… Cela demande un peu d’organisation et de publicité locales et beaucoup de confiance.

Chaque paroisse dispose donc d’un lot d’affiches à adapter aux circonstances. Et ce dossier constitue une boîte à outils. Selon la façon dont vous souhaitez vivre ces 24 heures de prière dans votre paroisse, vous pouvez y puiser une feuille ou l’autre, la reproduire pour la mettre à disposition des personnes, etc.

D’autre part il sera bon d’établir un "tour de garde" minimum avec inscription préalable pour assurer la continuité de la prière et la sécurité, spécialement durant les heures de la nuit.

Enfin pour accentuer le caractère diocésain de la démarche, le relais de paroisse en paroisse sera matérialisé par la transmission de :

  • deux bannières à mettre à l’extérieur du lieu de prière.
  • une de la Trinité pour l’intérieur de ce lieu.
  • un grand cahier pour que chacun y note librement ses intentions de prière à l’occasion de ces 50 jours. Il sera utilisé lors du rassemblement diocésain de Pentecôte.

Ce dossier désire vous simplifier la tâche au maximum ; il vous revient néanmoins de contacter la paroisse qui vous succède dans le relais de prière. Vous pourrez ainsi vous mettre d’accord sur la façon de "passer le témoin" (heure, lieu, circonstances).

Vous trouverez ci-contre un petit mot dont on peut s’inspirer pour expliquer le sens d’une prière pour les vocations, ainsi qu’une invitation à la prière personnelle par le frère Alain Quilici, dominicain.

Le Sens de la prière pour les vocations

Le Seigneur a promis de donner à son Eglise les vocations dont elle aura besoin pour assurer sa mission d’annoncer l’Evangile, de donner les sacrements, et de conduire jusqu’à Dieu la multitudes des hommes. Pour nous y préparer, le Seigneur demande que nous prions souvent "le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson".

Prier pour les vocations ne signifie pas forcer la main à Dieu ! Prier pour les vocations, c’est montrer à Dieu notre désir d’avoir des vocations. Prier pour les vocations, c’est nous rappeler à nous-mêmes qu’on ne se donne pas un prêtre, un diacre, un religieux ou une religieuse, mais qu’on les reçoit du Seigneur. Prier pour les vocations, c’est accepter les conversions nécessaires pour que des jeunes puissent entendre l’appel du Seigneur.

En effet, le Seigneur aime faire entendre son appel par l’intermédiaire des hommes, d’une paroisse, d’une communauté : notre paroisse, nos familles sont-elles des lieux qui donnent envie de consacrer sa vie au Seigneur et à son Eglise ? Comment donner envie à un jeune de consacrer sa vie au service de l’Evangile comme prêtre, religieux, religieuse si nous-mêmes nous n’essayons pas de vivre de l’Evangile ? Comment permettre à un jeune d’entendre l’appel du Seigneur à servir son Eglise si nous-mêmes nous passons notre temps à la critiquer ? Comment peut-on prier pour les vocations sacerdotales si en même temps nous essayons de nous en passer ? Comment demander au Seigneur des prêtres si nous n’avons pas recours au sacrement du pardon, si nous n’essayons pas de vivre à fond de l’Eucharistie ? Comment demander au Seigneur des religieux et religieuses si nous-mêmes nous fuyons le service de la prière ?

On le voit donc, ce temps de prière pour les vocations est en fait un temps de conversion et de grâce que le Seigneur nous accorde pour nous mettre à son écoute, pour accueillir sa volonté et la mettre en pratique.

Invitation à la prière personnelle

"Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, il vous l’accordera" (Jn 15, 16). Plus que jamais tu dois faire de la prière une affaire personnelle. Une affaire qui t’est confiée, tout spécialement, comme disciple du Seigneur. Une mission de confiance. Une mission pressante, qui ne saurait attendre, comme cette veuve de la parabole qui harcèle le juge, jour et nuit, jusqu’à ce qu’elle ait obtenu justice.

Et sans doute faudra-t-il d’abord que tu changes ton regard sur la prière, surtout si tu as de la prière l’idée d’une contrainte empoisonnante, si tu crains les formules envahissantes et si pour toi, plus ou moins, prière évoque ennui ! Ce n’est évidemment pas de cela qu’il s’agit.

Il t’est demandé seulement de rendre amour pour amour. Parce que tu es aimé, d’aimer. Parce que tu es appelé, de répondre. Qui que tu sois, expérimenté ou débutant, fervent ou hésitant, ta première prière, celle par laquelle tu commenceras toute prière, sera de demander à l’Esprit de Dieu de venir prier en toi. "Dieu, viens à mon aide ! Seigneur, viens vite à mon secours !" "Seigneur, fais-nous la grâce, puisque nous frappons à ta porte, de te manifester à nous !" (Saint Colomban).

Ayant frappé, la porte va s’entrouvrir doucement. Il te faudra sans doute un peu forcer la porte pour entrer (ce n’est pas elle qui résiste, c’est toi !). Puis aller au fond de toi, là où le Seigneur t’attend. Là il faudra te taire. Et rester éveillé.

Les mots de la prière seront alors moins importants que ton désir de prier. Quand on est amoureux, au fond, peu importent les mots, pourvu qu’on soit ensemble. Dans la prière, tu es avec le Seigneur. Lui, Il est toujours là. Il t’attend. A toi d’être présent. Et vigilant.

Cette prière, tu peux la vivre partout. Devant le Saint Sacrement exposé. A la maison. Dans la foule. La nuit. Le jour. Quand tout va bien. Quand rien ne va. Quand tu as envie. Et surtout quand tu n’as pas envie, parce que tu ne saurais t’arrêter de respirer.

Il te faudra te jeter dans la prière comme le petit enfant dans les bras de son père. Pas de calcul. Pas d’arrière-pensée. De l’amour. Seulement de l’amour. Souviens-toi de Thomas l’apôtre. Il se jette dans les bras du Ressuscité : "Mon Seigneur et mon Dieu !" Ne te mets pas en avant, tu serais vite découragé. Laisse faire Celui qui t’aime. Il ne te demande qu’une chose, c’est d’être là. Et de lui faire confiance.

Souviens-toi, les apôtres dans la barque, un jour de tempête, Jésus dort. Ils ont peur. Ils réveillent Jésus. "Hommes de peu de foi, pourquoi êtes-vous si peureux ?" (Mt 8, 26). Pourquoi douter de Lui puisqu’Il est là, avec nous, près de nous et que c’est Lui qui prie, même quand il dort. "Si vous avez de la foi, gros comme une graine de sénevé, vous soulèverez des montagnes ! Et rien ne vous sera impossible" (Mt 17, 20).

Voilà, c’est dit : il faut demander l’impossible ! Il faut avoir la folie de demander ce qui parait impossible aux hommes. La paix dans le monde est impossible. Extirper la haine du cœur de l’homme est impossible. Devenir un saint est impossible. Et tant d’autres choses. "Comment cela se fera-t-il puisque je ne connais point d’homme ?" dit Marie face à l’impossible. "Rien n’est impossible à Dieu !" répond l’Archange (Lc1, 37).

Alors ta prière sera dans tes mains une "arme de paix" pour ce monde qui ressemble à une machine qui s’emballe. Alors ta prière sera une œuvre d’art pour réjouir le cœur de Dieu. Alors ta prière réchauffera cette petite parcelle du monde qui t’est confiée, à toi et à nul autre.

Mais dis-toi bien une chose : tu es indispensable. Si tu venais à manquer - qu’à Dieu ne plaise ! - ta place resterait vide. Voilà la belle mission que te confie l’Eglise. Elle est à la mesure de tes forces si faibles soient-elles.

Frère Alain Quilici
dominicain

Prière devant le Saint-Sacrement

Ce document est proposé pour soutenir une démarche d’adoration silencieuse pendant une heure. A chacun d’en faire l’usage qu’il veut.

Pour ouvrir ce temps de prière, il est bon d’invoquer l’Esprit-Saint : "L’Esprit vient au secours de notre faiblesse car nous ne savons pas prier comme il faut" (Rm8,26).

1er quart d’heure : Avec Jésus, réellement présent dans l’Eucharistie

Cette première démarche, tout en étant personnelle, n’est pas individuelle. Nous sommes là :

  • pour prier au nom de l’Eglise
  • pour présenter au Seigneur tous nos frères en humanité.

    "Il est là !" réellement présent dans l’hostie.

Prendre le temps de le regarder longuement… le regarder pour lui devenir semblable. "Je l’avise et il m’avise" disait le vieux paroissien du Curé d’Ars.

Se nourrir de sa présence comme il nous invite à le faire : "Je suis le Pain de Vie" (Jn 6, 35) :

  • lui offrir notre personne notre cœur, notre volonté, notre intelligence.
  • ne pas hésiter à exprimer par une attitude de notre corps le mouvement de notre cœur.

2e quart d’heure : Ecouter, regarder Jésus dans sa Parole

" Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus " (Ph 2, 5).

Découvrir ainsi le regard de Jésus envers les hommes pour les aimer.

Trois textes sont proposés (au choix) :

  • l’appel des premiers disciples (Jn 1, 35-51),
  • le lavement des pieds (Jn 13, 1-15),
  • l’apparition de Jésus ressuscité au bord du lac de Tibériade (Jn 21, 15-19).

3e quart d’heure : Avec Jésus, regarder ceux qui me sont proches

"Vous êtes le Corps du Christ et chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce Corps" (1Co 12, 27).

Jésus nous invite à regarder avec son cœur, à aimer avec son cœur les personnes avec lesquelles nous vivons.

Prendre chacun par son nom, avec ses soucis, ses peines et ses joies, spécialement les jeunes prêtres, religieux, religieuses… Jésus nous les fait découvrir avec son regard à Lui :

  • "Jésus fixa son regard sur lui et l’aima" (Mc10, 21). Il nous apprend à pardonner.
  • "Montrez-vous miséricordieux comme votre Père céleste" (Lc 6,36). Il nous invite à interpeller.
  • "Viens, suis-moi" (Mt 19, 21).

4e quart d’heure : Avec Jésus, ouvrir mon cœur aux dimensions du monde

"Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre" (Ac 1, 8).

"La moisson est abondante mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson" (Lc 10, 2).

  • Donner à notre prière une dimension missionnaire.
  • Porter dans la prière le souci de l’Eglise universelle
  • Présenter au Seigneur ce monde pour lequel il a donné sa vie.

"La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ" (Jn 17, 3).

Prière avec les enfants

Les enfants peuvent être assemblés au fond de l’église. Une vasque d’eau est placée devant eux et mise en valeur.

Prière d’ouverture (lue par un enfant)

Au jour de ma naissance,
je suis entré dans une famille.
Au jour de mon baptême,
mon prénom est devenu celui par lequel
Dieu m’aime et me choisit.
Lorsque j’entends une voix
dire mon prénom,
je me tourne vers celui qui parle.
Je sais qu’il me connaît.
Je le regarde, je l’écoute, je lui réponds,

Animateur : en mémoire de notre baptême, invitation à faire le signe de la croix avec l’eau et procession d’entrée.

Procession d’entrée avec chant

  • Ils cherchaient un ami
  • Peuple de lumière (T 601 SM) ....

N.B. : Vous pouvez remettre aux enfants une feuille avec l’Evangile, les prières d’enfants et les chants retenus.

Proclamation de l’Evangile (Mc 1, 24-20)

Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu, Il disait : "Les temps sont accomplis : le Règne de Dieu est là. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle."

Passant au bord du lac de Galilée, il aperçoit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : "Venez, suivez-moi, je ferai de vous des pêcheurs d’hommes." Aussitôt, laissant là leur filets, ils le suivent.

Un peu plus loin, Jésus aperçoit Jacques, fils de Zébédée et son frère Jean qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appelle aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils le suivent.

- Silence -

L’animateur invite chaque enfant à relire ce texte : chaque enfant dispose du texte écrit et relit ce passage de l’Evangile en silence. Il peut, avec un crayon, souligner un mot, une phrase qu’il retient ou qui le surprend.

- Fond musical -

Expression orale des enfants

Les enfants qui le désirent peuvent lire à haute voix ce qu’ils ont souligné.

Homélie

L’animateur ressaisit l’essentiel en quelques mots et/ou ajoute un élément de réflexion supplémentaire...

Prière universelle

A partir de la Parole, possibilité d’exprimer une intention de prière : pour des prêtres, religieuses que les enfants connaissent, pour eux-mêmes, leurs amis, leur famille...

Notre Père gestué

Prière finale

Aujourd’hui, Dieu, tu nous appelles,
tu nous connais et tu nous aimes,
Jésus, ton Fils, est notre ami
et nous sommes heureux
d’être de la grande famille des chrétiens.
Dieu, notre Père, nous te disons merci.

Chant

  • Des millions d’hommes et de femmes...

Prières d’enfants

Jésus,
tu es venu pour nous parler de Dieu,
pour nous faire connaître ton Père.

Tu nous expliques ce qu’il faut faire
pour nous aimer et être heureux.
Quelle joie de t’écouter
et de connaître tes amis !

Tu as aimé les hommes et les femmes
de ton temps,
sans oublier les enfants que tu as bénis
quand ils venaient vers toi.

Jésus, tu es venu autrefois
mais aujourd’hui tu es encore ici.
Dans tous les cœurs, tu es vivant.

Aide-moi à te reconnaître quand,
près de moi, on s’aime bien.
Apprends-moi à entendre
ton appel, ta voix
quand tu me demandes d’aimer.

Seigneur, allume un feu en mon cœur,
sois ma lumière, éclaire-moi,
apprends-moi à faire silence pour t’écouter,

Toi, Jésus, mon ami.
Toi, tu es venu pour nous donner ta Vie.
Tu nous aides par les personnes
qui nous aiment :
nos familles, les prêtres,
les religieux et religieuses, les copains...
Tu nous encourages par tous ceux
qui font quelque chose de beau pour Toi.

Apprends-moi comment, moi,
je peux parler de Toi,
comment je peux te faire aimer,
comment je peux mettre de la joie
autour de moi.

Seigneur, j’écoute...

Tu me dis : " Va... ne crains pas.
Comme Marie, ma maman,
réjouis-toi.
Avec toi aussi,
je ferai de grandes choses. "