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Pour une éducation à la
vie ?
La presse a déjà fait état des déclarations
de Madame Ségolène Royal, Ministre déléguée,
chargée de l'enseignement scolaire, à la journée
de rencontre des infirmières scolaires.
On ne peut pas ignorer les situations extrêmement
difficiles que vivent nombre de jeunes, en particulier celles
de certaines adolescentes affrontant des grossesses précoces.
Familles, travailleurs sociaux, éducateurs et soignants
sont confrontés à ces situations. Ils méritent
d'être soutenus et aidés, en particulier dans
le difficile domaine de l'éducation affective et
sexuelle.
"L'éducation à la sexualité,
dit Madame Royal, doit aller au-delà de la prévention,
elle doit aussi s'inscrire dans une démarche éducative.
Une culture de responsabilité doit être fournie
à l'élève, une éducation à
la vie." On ne peut que souscrire à de telles
affirmations. Encore faut-il ne pas oublier :
la priorité de la relation
de confiance entre les personnes sur l'information ;
la priorité de l'éducation
sur l'information ;
la priorité du lien familial
sur les autres liens sociaux ;
la priorité de ce qui permet
un regard positif sur l'existence et sur l'avenir par rapport
aux attitudes de peur, de méfiance, d'autodéfense.
On ne peut malheureusement que dire clairement son désaccord
à propos de certaines orientations envisagées,
en particulier la délivrance de la "pilule du
lendemain" aux adolescentes. Si il y a une priorité,
c'est bien celle de la santé morale des jeunes. Entretenir
l'illusion qu'aux conséquences de comportements irresponsables
on peut apporter des réparations médicales
faciles, c'est tromper les jeunes et aller à l'encontre
de toute véritable éducation.
Père Stanislas LALANNE
Porte-Parole de la Conférence
des Évêques de France
Paris le 1er décembre 1999
Contact : Père Stanislas LALANNE, Porte-Parole
de la Conférence des Évêques de France
Tél. : 01 45 49 69 90
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