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Il nous en a donné la raison dès les premières lignes de
sa première encyclique « Rédemptor
hominis » du 4 mars 1979.
« Cette réponse (faite
au moment de mon élection), je veux la faire connaître publiquement
à tous sans aucune exception, montrant ainsi que le ministère, qui
est devenu mon devoir spécifique en ce Siège de l'Apôtre Pierre
quand j'ai accepté mon élection comme Evêque de Rome et Successeur
de cet Apôtre, est lié à la vérité première
et fondamentale de l'Incarnation. J'ai voulu porter les noms mêmes
qu'avait choisis mon très aimé prédécesseur Jean-Paul
Ier. Déjà en effet, le 26 août 1978, lorsqu'il déclara
au Sacré Collège qu'il voulait s'appeler Jean-Paul - un tel double
nom était sans précédent dans l'histoire de la papauté
-, j'avais vu là un appel éloquent de la grâce sur le nouveau
pontificat. Ce pontificat n'ayant duré qu'à peine trente-trois jours,
il m'appartient non seulement de le continuer, mais, d'une certaine manière,
de le reprendre au même point de départ. |
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| Voilà ce que confirme justement le
choix que j'ai fait de ces deux noms. En agissant ainsi, suivant l'exemple de
mon vénéré prédécesseur, je désire,
comme lui, exprimer mon amour pour l'héritage singulier laissé à
l'Eglise par les Pontifes Jean XXIII et Paul VI, et aussi ma disponibilité
personnelle à le faire fructifier avec l'aide de Dieu. Par ces deux
noms et ces deux pontificats, je me rattache à toute la tradition du Siège
apostolique, avec mes prédécesseurs du XXe siècle et des
siècles antérieurs, me reliant toujours plus, à travers les
âges et jusqu'aux temps les plus lointains, à cette dimension de
la mission et du ministère qui confère au Siège de Pierre
une place tout à fait particulière dans l'Eglise. Jean XXIII et
Paul VI constituent une étape à laquelle je désire me référer
directement comme à un seuil à partir duquel je veux, en compagnie
de Jean Paul Ier pour ainsi dire, continuer à marcher vers l'avenir, me
laissant guider, avec une confiance sans borne, par l'obéissance à
l'Esprit que le Christ a promis et envoyé à son Eglise.»
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